komakino

Morceau

Joy Division – Komakino


C’était il y a 40 ans tout rond, le flexi-disc avec en face A Komakino puis en face B Incubation* et As You Said, se voyait distribuer dans quelques magasins de disques…Tiré à 75 000 exemplaires, et à l’époque offert, il vous en coûtera désormais 120 euros pour l’acquérir dans état « Near Mint/Near Mint » sur Discogs, ah quand même.
Sinon il vous reste Youtube, Spotify, et les diverses compilations des Mancuniens…

 

  • Isolation, Incubation…décidément…
Morceau

Chokebore – Police

C’est une chanson perdue sur le dernier disque studio de Chokebore sorti en 2002. Pour ainsi dire, il ne se passe rien.


Jonathan Kroll, le guitariste, égrenne le même motif de guitare tout du long, qui de mémoire se joue le long de la douzième frette. Troy Von Balthazar arrive nonchalamment avec ses accords mineurs, la basse et la batterie suivent…Cela dure cinq minutes 43 secondes sur disque, toujours un peu plus en concert, et c’est à la fois les minutes les plus belles, les plus lentes, les plus absolues que je pense avoir vécues en concert. C’était en 2001 à Saint Malo pour la Route du Rock, le soleil se couchait derrière le public, le groupe jouait pour la quasi première fois cette chanson sur scène, et le public découvrait ce soir là le meilleur groupe inconnu au monde comme on appelait Chokebore à l’époque.


Depuis cette chanson est devenue incontournable : aux concerts de Chokebore, et par l’expression de plénitude qu’elle dégage. “We play sad songs…” comme disait Troy en concert. Des chansons tristes pour des gens tristes. Des chansons tristes pour des gens qui recherchent une forme de paisibilité.

19 ans après ce concert, on ne sait pas vraiment si le festival de la Route du Rock aura lieu cette année. Chokebore est en hiatus, Jonathan Kroll sort des « albums numériques » sous le sobriquet de A Newborn Riot of Dreams, et Troy Von Balthazar publie des disques solos, puis récemment quelques reprises acoustiques de Chokebore sur sa page Youtube.

It’s snowing again in both of our heads let’s sit here and watch it fall.

 

Photo : Vlastimil Vojáček

 

Brève

Good News for people who love GOOD news

Pas question de Modest Mouse ici…Même si le confinement nous donne l’impression d’être des souris.
Le label Temporary Residence (faut-il encore le présenter ?) met à disposition quotidiennement une de ses sorties en « pay as you want » sur Bandcamp, et ce jusqu’à ce qu’un vaccin contre le COVID-19 soit trouvé. Quelque chose nous dit que tout leur catalogue va donc y passer…

Neurot Recordings trouvant l’idée bonne, leur a emboîté le pas.

Tout se passe sur twitter :

Morceau

The Sea and Cake – A Man Who Never Sees a Pretty Girl That He Doesn’t Love Her a Little

Au même titre que la pochette de “Marshmallows” de The For Carnation, celle de l’album “Nassau” (sorti il y a 25 ans et un jour) de The Sea and Cake m’a toujours fascinée, sans que je ne sache vraiment bien pourquoi. Les deux albums étant des classiques de la scène “post-rock” du milieu des années 90, avec Tortoise en pivot, cela n’est sans doute pas qu’une coïncidence. Et sur ce fameux “Nassau” on trouve donc cette chanson au titre énigmatique, pourtant sans paroles, et qui synthétise finalement en 3 minutes les efforts de Tortoise/The Sea and Cake/Slint et toute la scène de Chicago de l’époque.
Et au-dessus de tout cela, le jeu de batterie de John McEntire, sublime.

 

 

Non classé

Burn to Shine – Louisville

Fruit du travail de Brendan Canty (Fugazi), et du réalisateur Christoph Green, la série Burn to Shine propose de filmer, au travers d’épisodes, des groupes dans leur ville d’origine, entre les murs d’une maison qui à la fin de l’épisode est détruite.

Ainsi le premier épisode se déroulait à Washington et voyait la participation de groupes comme The Evens, Q and not U, Bob Mould parmi d’autres; le deuxième à Chicago (Shellac, Pit Er Pat – qu’est donc ce groupe devenu ?, Wilco, Tortoise, etc.).

Mystère parmi les mystères, le quatrième épisode qui se déroulait à Louisville, n’avait jamais été publié en DVD quand bien même les volumes suivants (Seattle, Atlanta) l’avaient été, eux.

Alors que je déambulais sur internet ces derniers jours, je constatais que près de 15 ans après qu’il a été filmé, le fameux épisode « Burn to Shine : Lousville » n’était toujours pas disponible, ni en DVD ni en streaming, pour des raisons de droits d’auteur, de difficultés financières et le temps passant, de disparitions soudaines de protagonistes de cet épisode (notamment Jason Noble de Shipping News – mort d’un cancer en 2012).

Et puis hier matin, Jeff Mueller (Rodan, June of 44, Shipping News donc) annonce que la vidéo est disponible sur Youtube. Aussi simplement que cela.

Difficile de savoir combien de temps cette vidéo restera en ligne, alors jetez-vous dessus pour apprécier la mélancolie de Will Oldham, la performance déguisée de Verktum et la progression offerte par Shipping News sur le splendide et envoûtant Half a House.

Morceau

Six Organs of Admittance – Haunted and Known

Onzième post sur ce blog et déjà le deuxième sur Ben Chasny…L’occasion de célébrer comme il se doit le deuxième extrait du prochain album de Six Organs of Admittance, Companion Rises, à paraître fin-février 2020. Assurément un des plus beaux morceaux du virtuose.

Top

Best of 2019

Il était temps.

Sans ordre particulier et sans images, voici 40 ou presque coups de cœur des contributeurs du site.

Non classé

Imaad Wasif – Unveiling

Imaad Wasif signe régulièrement des albums aussi fiévreux et foutraques que discrets. Sur son très bon Strange Hexes de 2014 figure Unveiling, incroyable morceau qui n’aurait pas dépareillé sur le dernier album du New Folk Implosion (2003, déjà), groupe/album auquel il avait justement participé (avec Lou Barlow).
En live, accompagné d’un bassiste et d’un batteur, Imaad Wasif en a livré une version saisissante à découvrir ci-dessous.

Disque

Finlay Shakespeare – Domestic Economy

Un rapide coup d’œil sur internet nous le confirme, ce premier album de Finlay Shakespeare sorti sur les éditions Mego est passé sous bon nombre de radars connus. Pourtant avec son premier album, le bristolien signe un coup de maître : en malaxant la synth-pop, Finlay Shakespeare dont la voix se rapproche étonnamment de celle de Mark Hollis, nous renvoie au meilleur de New Order, dans un style moins cérébral, bien moins guindé et mécanique mais plus dansant et surtout plus fou. Un constat inévitable tant Shakespeare semble vivre corps et âme à l’excès sa performance vocale, entre éructations, harangues, chuchotements, et soupirs sur fond de techno-minimaliste.

Un disque puissant, avec d’excellents morceaux (Luleå, Dublin, Perris), mais paradoxal car capable de nous faire danser tout en nous donnant le sentiment de se faire engueuler par Shakespeare : si Justice nous avait bien embobiné il y a 15 ans avec son hymne « We are Your Friends », le bristolien semble nous vouloir aucun bien. Tant pis pour nous, tant mieux pour lui, la fête est finie, place à l’urgence et à la décadence.

Disque

BirdWorld – Unda

Violoncelle, batterie, collages électroniques… À la fois tout en retenue et foisonnant d’idées, ce très bon album du duo BirdWorld offre un condensé de free jazz minimaliste et d’expérimentations.



J’ajoute qu’il a l’air de se passer des choses sérieuses du côté de leur label, Focused Silence.

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